Pour la première fois de ma vie, je comprends pourquoi on dit que le printemps commence à l’équinoxe du printemps. Les fenêtres sont ouvertes, il fait bon, le linge sèche rapidement dans l’appartement, les scooters et les automobilistes sont de plus en plus bruyants, les touristes affluent, les bourgeons fleurissent, l’énergie est au rendez-vous et la hantise de l’hiver s’en est allée.
Car on aura beau dire, l’hiver parisien est vraiment pénible. Un éternel mois de novembre, comme je l’ai écrit souvent, tellement humide que le froid est usant. Je me suis ennuyée du rude hiver montréalais où on se demande pourquoi POURQUOI il fait si froid en plein milieu de janvier, où je jubile à chaque bordée de neige parce que j’adore ça et que je n’ai pas de char, où je déprime profondément en février parce qu’il y en a marre. Je me suis ennuyée de cet hiver-là, mais comme je ne regrette pas le mois de mars qui le suit (le plus laid de l’année)!
Comme j’aime le mars de Paris qui, jour après jour, dévoile ses trésors cachés!
[fin de l'exclamation]